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Cyclones à La Réunion : lorsque le ciel s’énerve, l’île s’organise

Le vent souffle fort mais nous on tient bon ! À La Réunion, un cyclone, ce n’est pas juste “un gros coup de vent”. C’est une île qui ralentit, des habitudes qui changent, et une météo que l’on respecte. Des cyclones historiques aux épisodes plus récents, ces phénomènes font partie de notre quotidien… même si on préférerait parfois qu’ils restent au large. Les cyclones historiques de La Réunion Les risques de cyclones à La Réunion A partir de 26°C, l’océan fournit une telle réserve de vapeur d’eau qu’il peut alors créer un cyclone.A cela viennent s’ajouter des vents contraires en altitude.Quand tout est aligné, un simple nuage peut se transformer en un phénomène d’une puissance extrême. Certains cyclones peuvent en effet générer des vents dépassant les 300 km/h près de leur centre, appeléœil du cyclone.Cette zone est souvent dégagée, presque irréelle et entourée des vents les plus destructeurs.Joli à voir mais vaut mieux pas être là-dedans ! Cyclone → structure gigantesqueSon diamètre varie généralement entre 600 et 1500 km, ce qui les rend visibles depuis l’espace !Mais la taille du cyclone ne détermine pas sa puissance : un petit cyclone peut faire très mal, faut pas sous-estimer. A La Réunion, la saison cyclonique officielle, c’est du 15 novembre au 30 avril.Et une surveillance accrue entre janvier et mars !C’est le moment où tout le monde i guette la météo et i prépare son ti stock au cas où… Chaque année, c’est une douzaine de phénomènes cycloniques qui est observée dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien.La plupart reste en mer, et tant mieux !Mais quand l’un d’eux s’approche de l’île, là lé pas un jeu : les dégâts peuvent être considérables. 3 risques majeurs à La Réunion, qui varient selon le relief : Le VENT (là, la nature i paye cher…) La PLUIE, le danger le plus meurtrier La HOULE, qui abîme les plages et les ports Les cyclones les plus destructeurs de La Réunion La Réunion connaît depuis longtemps des cyclones mémorables.Et certains ont occasionné des dégâts plus conséquents. 1948 : cyclone tropical très intense avec des vents à plus de 300 km/h – 165 morts 1962 – JENNY : bilan très lourd – 37 morts, 150 blessés et 16 000 personnes sans abri 1980 – HYACINTHE : records de pluies battus – 25 morts 1989 – FIRINGA : passage de l’oeil du cyclone sur La Réunion 1993 – COLINA : passage de l’oeil du cyclone sur La Réunion 2007 – GAMÈDE : nouveaux records de pluie – 2 morts 2014 – BEJISA : cyclone intense – 1 mort et 17 blessés 2024 – BELAL : passage de l’oeil du cyclone sur La Réunion 2025 – GARANCE : passage de l’oeil du cyclone – 1 mort et 3 disparus Comment se préparer aux cyclones ? Les cyclones, ça provoque d’importants dégâts.Des habitations endommagées, les routes bloquées,des inondations, des coupures d’eau et d’électricité…Bref, quand ça tape, ça tape fort ! Heureusement, les constructions plus modernes font moins de victimes, à condition de bien s’y préparer.Parce qu’ici, prévenir lé mieux que guérir… Dès le début de la saison cyclonique, faut anticipe.Mieux vaut commencer son stock de provisions non périssables tranquillement.Parce qu’après, tout le monde i précipite dans lesmagasins à la dernière minute.Et c’est aussi recommandé de préparer un kit d’urgenceen amont, facilement transportable et accessible. Côté énergie → prévoir gaz, lampes de poche, piles, bougies et allumettes.Pour le bricolage → rubans adhésifs, cordes, clous, petits outils, cordes…En alimentaire → eau, lait, jus, café, boîtes de conserve, biscottes, plats préparés, sucre… L’essentiel pour tenir quelques jours, sans stress ! Il y a plusieurs phases d’alerte. Lors de la pré-alerte cyclonique, on sécurise l’habitation.On rentre les objets et le mobilier sujets au vent, on protège les portes et les fenêtres, on place les animaux en sécurité et on renforce la toiture.Selon les zones, on repère aussi le centre d’hébergement le plus proche pour anticiper le repli. En alerte orange, les écoles ferment mais il est toujours possible de se déplacer. Alerte rouge → on range les véhicules L’alerte violette informe d’un danger maximal. Là, faut pas joue au héros. Enfin, la phase de sauvegarde.Cyclone lé parti, danger lé pas forcément fini !Donc on reste vigilant : inondations, qualité de l’eau, électricité… Le cyclone Grant : La Réunion retient son souffle Grant n’est pas arrivé en claquant la porte.Il a d’abord tourné autour de l’île, fait parler de lui et déclenché les premières alertes. Radios allumées, applications météo rafraîchies, voisins qui s’appellent, familles qui s’organisent : la vigilance collective a repris !Le cyclone Grant rappelle une chose essentielle : ici, on ne prend jamais un cyclone à la légère. Il a néanmoins été rétrogradé en tempête tropicale modérée et continue de perdre en intensité… A La Réunion, le cyclone, ce n’est pas un simple événement météo.C’est un phénomène complexe, puissant et imprévisible, qui exige anticipation, vigilance et respect. Bien se préparer, c’est une habitude, et ça fait toute la différence !Parce qu’ici, quand le cyclone i arrive, faut être prêt… pas surpris. On a donc appris à vivre avec, mais jamais à les banaliser.
La Fet Kaf à La Réunion : mémoire, culture et fierté péi

Le 20 décembre à La Réunion, on ne célèbre pas un simple jour férié.C’est une journée d’histoire pour retracer l’abolition de l’esclavage, mais aussi de mémoire, de culture et de fierté réunionnaise. Nou oubli pa. La Fet Kaf : une date qui ne demande pas la permission Chaque 20 décembre, La Réunion s’arrête. Pas pour faire la sieste, mais pour garder en mémoire. La Fet Kaf, ce n’est pas juste un jour férié posé là pour rallonger le week-end.C’est une date qui raconte l’histoire de l’île, ses blessures, ses combats et cette fierté réunionnaise qu’on ne peut effacer. Ici, la liberté a une date et un prix. Le 20 décembre 1848 : lorsque l’histoire bascule Le 20 décembre 1848, Sarda Garriga proclame l’abolition de l’esclavage à l’île de La Réunion, alors appelée île Bourbon.Ce jour-là, plus de 60 000 personnes réduites en esclaves deviennent, sur le papier, des femmes et des hommes libres. Mais soyons clairs : la liberté n’est pas arrivée avec une fanfare, des confettis et un discours bien rodé. Elle n’a pas été donnée. Elle a été arrachée, après des siècles de violence, d’exploitation et de négation totale de l’humanité. Cette date marque une rupture historique majeure, ainsi que le début d’un long chemin vers une égalité réelle. Une mémoire péi : essentielle, jamais optionnelle La Fet Kaf n’est pas une célébration légère.C’est une journée de mémoire collective. Elle rappelle que La Réunion s’est construite sur l’esclavage, la souffrance, la résistance et une capacité hors norme à survivre et à se relever. Oublier cette histoire serait une seconde violence.S’en souvenir, c’est faire vivre celles et ceux qui ont été trop longtemps effacés des récits officiels. Ici, la mémoire se transmet. Lorsque la liberté s’exprime par la culture La liberté réunionnaise ne s’est pas écrite uniquement dans des décrets.Elle s’est exprimée dans la culture, souvent en marge et même parfois dans l’interdit. Elle est aussi chantée car chanter, c’est déjà résister. Né dans les plantations et les cours, le maloya était à l’origine un moyen d’expression, de transmission et de résistance. Longtemps interdit et marginalisé, jugé trop politique et trop dérangeant, il portait une mémoire que certains préféraient faire taire. Chanter en créole, battre le roulèr, invoquer les ancêtres : chaque geste devenait un acte.Aujourd’hui reconnu comme un symbole fort de l’identité réunionnaise, le maloya rappelle que, même sous l’oppression, la culture a toujours trouvé le moyen de s’exprimer. Célébrer la Fet Kaf, c’est aussi écouter cette musique autrement : comme la voix d’une histoire qui refuse de se taire. Une fierté réunionnaise lucide (pas folklorique) Être fier du “20 Désanm”, ce n’est pas faire du folklore une fois par an.C’est accepter une histoire complexe, parfois inconfortable, mais fondatrice. Cette journée nous rappelle que la liberté n’est jamais acquise, l’égalité est un combat permanent et que l’identité réunionnaise s’est construite dans la lutte autant que dans le métissage. Regarder le passé en face, c’est aussi refuser les raccourcis faciles. En 2025, parler de liberté n’a rien de dépassé.Bien au contraire. Dans un monde qui adore simplifier les récits et lisser ce qui dérange, le 20 décembre rappelle une chose simple : l’histoire de La Réunion ne peut pas être édulcorée. Se souvenir, c’est résister à l’oubli.C’est refuser les versions confortables.C’est affirmer une identité consciente de ses racines. La Fet Kaf n’est pas tournée uniquement vers le passé, mais elle parle du présent et surtout de l’avenir. C’est une journée pour transmettre, questionner, discuter.Une journée pour rappeler que la liberté se défend, se protège et se revendique. À La Réunion, le 20 décembre, on ne célèbre pas juste une date. On célèbre une histoire, une culture et une fierté péi.
La mode réunionnaise : un mélange de cultures et de couleurs

Découvrez la mode réunionnaise façon Pardon! : un style péi, métissé, tropical et insolent. Nou lé là, nou brille ! La mode réunionnaise : entre métissage, caractère et soleil La mode à La Réunion, c’est comme un cari bien monté :un peu d’Afrique, une pincée d’Inde, un zeste de Madagascar, une cuillère d’Europe… et un soleil qui humilie même les meilleurs tissus du marché. Depuis toujours, l’île mélange les peuples, les cultures, les couleurs, les climats… Bref, un style Péi aussi explosif qu’un piment cabri. Pourquoi la mode réunionnaise, c’est plus qu’un style ? Parce qu’ici, s’habiller, c’est faire un hommage constant à nos ancêtres, à nos racines et à notre métissage. Chaque motif raconte une histoire.Chaque couleur est un clin d’œil à l’un de nos voyages.Chaque paréo te rappelle que tu vis sur une île où même les nuages font des caprices. Un vêtement Péi, c’est une déclaration pour dire : « Mi lé d’ici. Mi aime mon racine. Mi porte mon île avec moi. » Les piliers du style Péi Les pièces phares ? Le paréo, le salouva et le lamba !Des vêtements traditionnels qui font encore tourner la tête plus vite qu’un tangue qui traverse la route.Et oui : le salouva reste LA référence mode Péi. Simple, beau, efficace, telle une délicieuse vanille bourbon. Mais la mode 100 % créole, c’est aussi des motifs colorés, des imprimés tropicaux et un véritable savoir-faire local… Comment s’habiller sous le soleil réunionnais ? Un look pour chacun des microclimats Oui, on vit sur une île avec quatre saisons… par jour. 30°C sur la côte ? → T-shirt ample, coton léger, voile, paréo. 12°C dans les Hauts ? → Un sweat, une petite veste, et ta dignité parce que t’as oublié que Mafate ≠ Saint-Gilles. La mode réunionnaise, c’est de l’adaptabilité premium : même un caméléon serait dépassé. Paréo + serviette + tongs : le combo Péi Le paréo, c’est le couteau suisse Péi. Tu sors de l’eau → tu noues.Tu vas boire un verre → tu ajustes.Tu veux impressionner quelqu’un → tu fais un nœud que tu ne referas JAMAIS. Même Steve Jobs aurait été jaloux. De la plage au volcan, sans perdre son style… Paréo ou serviette microfibre pour le lagon.Chemise tropicale ou t-shirt imprimé pour la forêt ou le volcan.L’idée ? Rester frais, rester beau, rester Péi… même quand le vent du Maïdo te gifle gratuitement. Le style vestimentaire réunionnais, c’est un cocktail Péi bien relevé : traditions, soleil, métissage, caractère. C’est le style qui sait garder la lumière, et même sous la flotte. Ce sont des designs colorés aux influences créoles, africaines, indiennes et européennes. Paréo ? T-shirt tropical ? Serviette microfibre ?Peu importe. Tous les vêtements réunionnais sont tendances, tant que tu portes La Réunion avec style et avec un peu d’insolence sinon, c’est pas drôle.
Les animaux emblématiques de l’Île de La Réunion : symboles et légendes locales

Les Oiseaux Incontournables de La Réunion S’il y a bien une espèce animale dont on est fiers à La Réunion, ce sont les oiseaux. Ils traversent le ciel bleu quotidiennement et peuvent être facilement aperçus. Ici, même les oiseaux ont plus de style que nous ! L’île intense est une véritable Fashion Week des plumes… Le Paille-en-Queue Si La Réunion possédait un logo, le paille-en-queue y serait dessus ! Très élégant et reconnaissable à sa longue queue blanche filiforme, il est l’oiseau marin iconique sur l’île intense. Le paille-en-queue, c’est un peu la Tour Eiffel du ciel péi : tout le monde le connaît mais personne ne s’en lasse… Il nidifie principalement dans les falaises du littoral et trace dans les airs, glissant dans les courants au-dessus des vagues. Symbole de liberté et de pureté dans l’imaginaire créole, Pardon! lui a rendu hommage en créant un bandeau pour femmes à son effigie Le Tec-Tec Petit oiseau brun-gris de nature très curieuse, il est une espèce endémique très présente dans les Hauts de l’île vers Cilaos, Mafate ou encore Salazie. Il est d’ailleurs connu pour s’approcher facilement des humains sur les sentiers. Toi tu vas en rando, lui y suit ou. Et dans la culture locale, on dit que si le tec-tec te suit, c’est bon signe ! Spoiler Alert : tu vas très vite t’attacher à ce petit être tout rond tout mignon… Le Pétrel Il existe deux espèces marines endémiques rares et protégées : le Pétrel de Barau et le Pétrel noir de Bourbon. Ces oiseaux mystiques de la nuit passent la majeure partie de leur vie en mer à traverser les océans puis reviennent nicher dans les Hauts comme des voyageurs fidèles à la case. Ce sont les ninjas du ciel réunionnais : on sait qu’ils sont là mais on ne les voit presque jamais. D’ailleurs, leur retour annuel est un événement surveillé par les associations. Le Papangue Le papangue, c’est l’unique rapace diurne de La Réunion. Et si tu vois une ombre dans le ciel, ce n’est pas Batman, c’est bien lui ! Symbole de puissance, il est d’ailleurs considéré comme un protecteur. Sa silhouette est élégante, avec des ailes plutôt larges et un vol plané bien caractéristique. Il plane, surveille, calcule, chasse dans les champs et les ravines… Lui-même y connaît que li lé important. Le Tuit-Tuit C’est l’un des oiseaux les plus rares au monde, endémique de la forêt de la Roche Écrite. C’est pourquoi si La Réunion avait un Pokémon légendaire, ce serait lui ! Malheureusement menacé par les rats et les chats errants, des programmes de protection sont en cours pour sauver ce petit être très précieux. D’ailleurs, sa présence est synonyme de nature encore intacte. Le tuit-tuit est une star timide puisque son chant est discret mais poétique et très reconnaissable. On l’entend avant même de le voir ! Un oiseau qui prouve que parfois, les petites choses font les grandes légendes… Le Dodo Nous étions obligés de le mentionner mais pourtant, le Dodo n’est pas réunionnais ! Il n’a d’ailleurs jamais vécu sur l’île, il est simplement une espèce disparue de l’Île Maurice, désormais associée à l’océan Indien dans sa globalité. Il est aujourd’hui la mascotte de notre île et demeure un symbole régional très fort, iconique pour illustrer le côté “île lointaine, mystérieuse et pleine d’histoires”… Le dodo, c’est un peu comme ce tonton qui n’est pas vraiment le nôtre mais que l’on a complètement adopté et qui est convié chaque année au repas de Noël. La Faune Marine de La Réunion Sous la mer réunionnaise, c’est Marvel Studio : baleines, tortues, dauphins… Ça ne rigole pas ! Les Tortues Marines Plusieurs espèces fréquentent les eaux réunionnaises. Elles nagent lentement, méditent sous l’eau, reviennent pondre sur certaines plages et vivent plus longtemps que toutes nos relations amoureuses réunies. Symboles de longévité et de sagesse dans la culture locale, elles sont les reines zen de nos océans. Le centre Kélonia œuvre à leur protection ainsi qu’à leur réhabilitation et il fait bien : ces dames sont précieuses… Les Dauphins Souvent visibles en bord de côte et notamment à l’Ouest, ils sont sociables, joueurs et actifs en groupes. Grâce à ses pirouettes, le dauphin devient un véritable showman ! D’ailleurs, si les dauphins étaient des humains, ils auraient sûrement une chaîne Tik Tok. Mais ils sont également le symbole de l’harmonie et de la liberté de l’océan Indien. Les Baleines à Bosse Très appréciées des réunionnais et des observateurs en mer, les baleines apparaissent durant l’hiver austral, de juin à octobre. Elles sont les VIP de notre île ! D’ailleurs, elles chantent, sautent et claquent leurs nageoires pour nous saluer… La raison de leur venue ? Les femelles viennent mettre bas et allaiter dans les eaux chaudes. Vous aurez donc peut-être l’occasion d’apercevoir aussi certains bébés ! Et pour mieux les observer sur la plage, n’oubliez pas de vous installer confortablement sur votre serviette microfibre à leur effigie, signée Pardon! Les Requins Redouté par les touristes, il fait peur, il fait jaser mais il est essentiel à l’équilibre marin. Il en existe d’ailleurs plusieurs espèces dans l’écosystème de l’île : le requin tigre et le requin bouledogue en sont les plus connus. Mais dans la vraie vie, bien qu’il soit un animal sujet à polémique, il préfère les poissons, pas nous. Le requin est aussi une figure mythologique dans les légendes créoles puisqu’il joue régulièrement le rôle du gardien de la mer. Allez, arrête fé peur pour rien et enfile ton tee-shirt pour le faire savoir ! Les Poissons Tropicaux La Réunion abrite une grande variété et de multiples poissons récifaux colorés : c’est un aquarium géant ! Des petits, des gros, des rayés, des bleus… Et bien sûr le bichique, l’or blanc de l’île. Tellement rare que lorsque l’on en trouve, on appelle toute la famille ! Les Animaux Terrestres de La Réunion Ici, même les petites bêtes ont du caractère. Mais rassurez-vous, aucune n’est dangereuse ! Le Caméléon On
La magie du Dipavali à La Réunion : entre lumières et traditions

Lorsque la nuit s’illumine de mille feux, que les rues se remplissent de couleurs éclatantes et de senteurs sucrées, c’est que le Dipavali, la fête de la lumière, a commencé ! Symbole de victoire du bien sur le mal, cette célébration tamoule apporte chaque année une dose de spiritualité, de partage et de beauté sur l’Île de La Réunion. Une fête remplie de sens et de lumière Le Dipavali, aussi appelé Diwali en Inde, est une festivité hindoue célébrée chaque année entre octobre et novembre, selon le calendrier lunaire.Mais à La Réunion, cet événement prend une dimension toute particulière : il incarne à la fois la diversité culturelle de l’île et la cohabitation harmonieuse de ses différentes communautés. Selon la mythologie hindoue, les dieux auraient fait appel à Krishna, héros divin, pour mettre fin aux tourments du démon Naraka. Armé de son disque sacré (le tchakra), Krishna décapita le tyran, apportant ainsi la paix et la lumière au monde. Derrière cette légende, une symbolique profonde : La nuit représente l’ignorance Le tchakra symbolise la connaissance, la lumière et la victoire de la sagesse sur l’obscurité. Latchimi, déesse de la Lumière et de la Prospérité Au cœur du Dipavali, on célèbre Latchimi, la déesse de la Lumière et de la Prospérité.C’est à elle que les fidèles adressent leurs prières, espérant attirer la chance, la paix et la richesse spirituelle dans leurs foyers. À la tombée de la nuit, les Réunionnais d’origine tamoule allument de petites lampes en terre cuite remplies d’huile, appelées diyas. Ces lumières, placées aux fenêtres et sur les varangues, illuminent les maisons et symbolisent la présence de la déesse. Et comme toute fête qui se respecte à La Réunion, le partage est au cœur de tout : les voisins s’invitent, on échange des douceurs, on déguste des pâtisseries indiennes colorées (miam les gulab jamun et ladoos 😋), et on partage la chaleur d’un moment simple, mais profondément spirituel. Une île aux mille lumières : le Dipavali dans les villes réunionnaises De Saint-André à Saint-Pierre, en passant par Saint-Paul, Le Port ou encore Saint-Leu, le Dipavali s’invite un peu partout sur l’île.Mais s’il y a bien une ville que l’on associe immédiatement à cette fête, c’est Saint-André, véritable cœur battant de la culture tamoule à La Réunion. Chaque année, ses rues se transforment en un spectacle féerique : des défilés de chars illuminés, des danses traditionnelles telles le bharata natyam, des chants indiens vibrants ainsi que des feux d’artifice pour clôturer la soirée.Les visiteurs peuvent admirer les décorations, goûter aux plats végétariens préparés pour l’occasion et ressentir cette ambiance unique, entre ferveur religieuse et joie populaire. Le Dipavali, reflet de l’âme réunionnaise Plus qu’une simple fête religieuse, le Dipavali représente à La Réunion un symbole de tolérance, de respect et d’unité.C’est ce qui fait toute la beauté de notre île : ici, les traditions se croisent, s’entremêlent et se répondent dans une même et unique mélodie lumineuse. Chacune des flammes allumées, chacun des sourires échangés, chacun des parfums d’encens qui flottent dans l’air rappellent que la lumière peut exister partout, même dans les moments les plus sombres. Et franchement, dans le monde d’aujourd’hui, un peu plus de lumière, ça fait pas de mal, non ? 😏 Envie d’en découvrir plus sur la culture réunionnaise ? Le Dipavali n’est qu’un des nombreux temps forts qui font battre le cœur de notre île.Pour plonger encore plus loin dans les traditions, les fêtes et la culture péi, découvrez le chapitre “Culture” de notre Guide Péi “Réunion mon amour”. 🇷🇪 Vous y trouverez tous les plus grands rendez-vous culturels de l’année à La Réunion, leurs histoires, nos coutumes… et toujours une touche de Pardon! pour pimenter le tout. 😈